Exposition [20×20] – du 26 Novembre 2021 au 7 Janvier 2022

 

– Vernissage le Vendredi 26 Novembre 2021 à 18h – 

– En présence des artistes –

L’exposition [20×20] est née du désir de proposer au public de la Factory des œuvres d’artistes multiples, de qualité, dans des formats similaires (20x20cm) et surtout accessibles à tous ! Cette exposition a été montée en collaboration avec les 4CM, l’association des Créatrices et Créateurs du Caroux au Canal du Midi.

Nous vous avons concocté une jolie sélection de peintures, dessins, collages, photographies, sculptures… Chaque artiste du [20×20] se distingue par une démarche et un parcours singulier. Ainsi, en passant la porte de l'[ES]Art Factory, vous serez transporté dans une diversité d’univers : colorés ou noir & blanc, figuratif ou abstrait, organique ou architecturé… C’est leur vision unique et poétique du monde qui se déploiera sous vos yeux.

Vous découvrirez les réalisations de 15 artistes :
Nathalie ALBALADEJO – Yves ALLEAUME – Raphaele BOURILLET – Christian CLAUSIER – Danielle DESNOUES – DR SPEED – Odile ESCOFFIER – Gaëlle FERRADINI – Chantal FITÉÉlise GEOFFRION – Sandrine GINISTY – Aurélia GRITTE – Emmanuelle JAMME – KORIN Laque – Stella MUCRET

Interview de Etienne Schwarcz sur l’exposition [20×20] dans Les Matinales de Radio Campus : cliquez ici.


PRÉSENTATION DES ARTISTES

  • Nathalie ALBALADEJO

Biographie : La peinture est venue à moi comme une évidence à la suite de chocs émotionnels devant des tableaux de maîtres, Cézanne, Rembrandt, Turner, Vermeer, Egon Schiele, Giacometti, Dubuffet, Hartung…. Autodidacte, j’exerce ma pratique picturale en prenant des cours publics de modèles vivants aux Beaux-Arts de Paris, puis en atelier auprès d’une artiste peintre, Elisabeth Baysset dans le sud de la France. En 2014 je quitte définitivement mon emploi (Chef de Cabine d’une compagnie aérienne) pour me consacrer aux arts plastiques. En 2015 je montre mon travail dans une première exposition solo au Château Vargoz de Sérignan, une maison d’artistes qui m’intègre deux ans plus tard dans son effectif de résidents et ce jusqu’en 2021.

Démarche artistique : Le nacré translucide du papier cristal que j’utilise s’imprègne de la matière des encres et du brou de noix et laisse entrevoir à travers leur dilution des transparences parfois aussi fines qu’un léger voile. Il y a un jeu préalable qui consiste à moduler la densité des pigments qui au contact de l’eau vont fusionner et gaufrer le papier, puis une volonté d’accentuer le volume en sculptant le papier par « froissage ». La lumière va alors s’immiscer dans les strates ainsi créées. Les assemblages qui alternent papier lisse et papier froissé donnent un rythme et élabore une construction entre les différents aspects de matières et de teintes.

 

  • Yves ALLEAUME

Biographie : Yves ALLEAUME aime les pays de soleil,  » il n’y a que là où l’on puisse s’asseoir à l’ombre…  » Il partage actuellement sa vie entre le Languedoc et l’Andalousie d’où sont tirés un certain nombre des pigments naturels et des éléments minéraux qui lui permettent de composer ses teintes. Ces teintes mixées aux résines et à l’acrylique sont ensuite rehaussées, sur le tableau, de métallisations à la feuille.  » Après une longue période de recherche sur les supports et de création de matériaux composites qui tout en servant d’assise à mon travail faisaient partie intégrante de mon aventure picturale, je suis revenu à des supports plus traditionnels (papier, bois, toile…) qui m’offrent la possibilité d’agrandir considérablement mes formats « . Quand il ne peint pas, Yves écrit. Quelques-uns de ses mots, mélange de poésie et d’humour parfois provocateur, accompagnent régulièrement ses expositions. Ils ont été réunis dans 3 ouvrages,  » Mots de têtes  » et  » Vélléïté de création du monde, diverses tentatives vaines… « , en regard de son propre travail et  » Chemins indécis  » en collaboration avec le peintre Felip COSTES pour la partie picturale.

Démarche artistique :  » La peinture est un langage universel, mais c’est aussi l’expression d’une pulsion qu’il faut apprendre à maitriser. L’indépendance par rapport aux courants d’art, l’inventivité, la gestion de l’aléatoire, la liberté technique, et le désir de découvrir sont les mots qui guident ma pratique. La peinture n’existe pas sans celui qui la regarde, alors apprendre à être le premier regardeur de son propre travail pour tenter de lui donner un sens.  »

 

  • Raphaele BOURILLET

Biographie : « Des tranches de vie associées à des images. Des films, tout d’abord, qui impriment mon œil. J’ai 10 ans, la fascination pour l’image était née. Pas à pas, se laisser apprivoiser par la Beauté : toiles de maîtres et autres icônes en histoire de l‘art. 20 ans, des images toujours. Promenades de vie, j’ai 30 ans dans ma peau de forestière. Au creux des arbres, ma soif d’apprendre est, chaque jour, plus grande. Ces instantanés originels gravent ma rétine et mon être. Il est l’heure de se réaliser, 40 ans. Oser ce rêve de toujours : créer des images. Jouer avec la lumière. Photographier. »

Démarche artistique : « La Nature comme atelier. J’aime photographier le mouvement, imperceptible ou fougueux ; les petits changements de mon quotidien, mon insolite. Des photographies sans retouche et sans filtre. Juste avec mon œil qui bat et mon cœur qui voit. Mon travail est intimement lié au mouvement. Des moments suspendus où se révèlent à moi des reflets d’histoires. Des temps qui passent. Les traces d’autres mondes. Les cernes d’autres âges. Des tourbillons de vie. L’émerveillement de ces moments de rencontre. Autodidacte. Sans filtre. Ni retouche. Une conteuse d’histoires chuchotées par les Natures.  »

 

  • Christian CLAUSIER

Biographie : Christian Clausier est un adolescent français, lorsqu’il reçoit son premier appareil photographique à l’âge de 14 ans, et c’est le coup de foudre pour lui, pour ce nouveau moyen d’expression artistique et pour son histoire. Membre puis responsable d’un club photographique réputé en région parisienne, il voit sa culture photographique se promener dans diverses galeries tout en pratiquant la photographie de rue et le nu artistique en studio. Il s’installe à Montpellier et ouvre un studio de photographie publicitaire dans la capitale du Languedoc, participe à de nombreuses campagnes publicitaires nationales et affûte sa technique photographique pendant une quinzaine d’années. Mais la photographie lui donne le goût des voyages avec, pour nouvelle activité, son nouveau métier de journaliste grand reporter, dont la signature apparaît dans de nombreux magazines nationaux et internationaux. Ses voyages professionnels lui donnent le goût de la photographie de paysages, notamment celui des grands espaces désertiques africains, une attirance qui l’amène à développer ses cadrages rigoureux et colorés. Les expositions s’enchaînent, comme à l’Institut du monde arabe à Paris, à Montpellier, Saint-Jean-de-Luz, Bordeaux, avec pour second intérêt grandissant, l’histoire de l’art, le minimalisme et la photographie conceptuelle. Christian Clausier est fermement établi comme l’un des principaux photographes de paysage ; son style est unique en ce sens que ses photographies véhiculent une qualité spirituelle de sérénité et de calme, avec une approche particulière de la lumière. Mais pas seulement, puisque ses œuvres photographiques conceptuelles montrent également ses goûts développés pour l’art en général et son sens créatif artistique développé.

Démarche artistique : Une photographie non consumériste, non stéréotypée, non documentaire, non évidente, hors des conventions photographiques. Une photographie placée sous le signe de l’expérimentation, des arts plastiques et des nouvelles technologies. Une photographie qui ne cherche pas à rendre compte d’une vérité, mais de l’intimité d’un regard, d’un cheminement personnel à travers la photographie et son histoire. Une photographie qui cherche, filtre, construit, déconstruit. Un manifeste naît de la nécessité de prendre position, d’afficher le parti pris par rapport à un état des lieux, d’affirmer une esthétique, de mettre en mots le travail, qui distingue l’artiste qui le relie au visiteur à des filiations antérieures comme à une manière commune de se figurer les questions de l’art au présent. Transfiguring, trans-figurer, figurer « au-delà de » avec ce que la finale anglophone permet d’éliminer ce que le mot français porterait de connotations ici absentes et qu’il s’agit de prendre à la lettre de cet « au-delà de », de cet « à travers » qui positionne autrement face à cette réalité, dont la photographie est censée apporter la preuve.  Être en phase avec les attentes d’un public exigeant qui est en quête de nouvelles émotions esthétiques et ouvert à ce qu’on pourrait appeler les métamorphoses du monde. Grâce au renouvellement inventif des techniques utilisées, je transfigure, j’augmente l’esthétique du monde photographique, afin d’offrir des ambiances singulières qui renouvellent le regard qu’on a sur le réel. Car là est la question centrale, la photographie, quelle que soit la conscience de ses ambigüités, fait encore, dans l’inconscient collectif preuve de réalité.

 

  • Danielle DESNOUES

Biographie : Expose depuis 1992 son travail personnel, vit et travaille dans l’Hérault depuis 2018. Se consacre depuis 2008 au développement de son travail de lignes et de fusain sur papier, centré sur la mise en valeur de la vibration de la lumière, de la forme, de la matière. Travaux sur papier marouflés sur toiles de formats variés, papiers libres, collages, installations. Expositions en galeries et lieux patrimoniaux. Participation à un collectif d’artistes (Avignon 2014-2016), livres d’artistes, éditions, résidences d’artiste (2015-2016-2017-2019).

Démarche artistique : Je travaille depuis 2009 le fusain sur papier recyclé, marouflé sur toile. Entre figuration et abstraction, j’utilise l’ombre pour révéler la lumière, je tente de rendre visible l’espace poétique présent dans le monde qui nous entoure, en m’attachant à la douceur du sombre et à la vibration de la lumière, des formes, de la matière. Je diversifie les utilisations du fusain comme matière : léger, souple et miroitant, il capte la lumière dans un contraste doux avec le papier brun/gris et permet d’infinies nuances et variations, puissance et subtilité. Les petits formats sont un champ d’expérimentation permettant les « pas de côté » porteurs d’audace, de surprises et de nouvelles pistes à développer ou abandonner.

 

  • DR SPEED

Biographie : Je m’appelle Christophe, photographe professionnel basé à Montpellier, France. Mes domaines de prédilection sont la photo de Paysage (nature, urbain, voyage) et la photo d’Architecture. J’affectionne la prise de vue en condition difficile (coucher/lever de soleil, nuit, contre jour) et surtout la photographie en pose longue qui me permet de prendre mon temps afin de soigner la composition et la lumière. Je m’attache ainsi à recréer une ambiance soit la plus proche de la réalité soit au contraire très abstraite mais toujours de façon assumée. Parallèlement, dans une démarche plus artistique et créative, je retravaille mes photos urbaines en mode street art, en mélangeant les techniques de traitement d’images par ordinateur avec celles plus classiques de la photographie. Comme tout mode d’expression artistique, le but ultime est de véhiculer ma réflexion sérieuse ou décalée sur l’actualité, la société, la vie en somme.

Démarche artistique : Directement inspiré par le street art et boosté par le confinement, j’aime photographier la ville en pose longue souvent de nuit. Devenue alors comme un énorme terrain de jeu, je me réapproprie sans le dégrader l’espace urbain afin de véhiculer mes réflexions sérieuses ou décalées sur l’actualité, la société, la vie en somme. J’aime l’idée de me (re)poser derrière le trépied, déclencher pendant plusieurs secondes et observer ce qui se passe autour de moi. Le résultat final est obtenu en post-traitement par superposition de plusieurs photos à différentes expositions mais d’un seul et même cadrage initial, avec parfois incrustation de dessins/graphismes dans une idée street art.

 

  • Odile ESCOFFIER

Biographie : Odile Escoffier, née à Aix en Provence, habite à Castelnau le Lez dans le sud de la France. Autodidacte en peinture Odile Escoffier est diplômée de l’Université
Paul Valéry à Montpellier, France. Elle a tout d’abord dédié l’essentiel de son énergie à s’occuper de ses trois filles et à enseigner les Sciences aux enfants en difficulté. Elle a passé de nombreuses années en Amérique, elle est passionnée par la découverte des autres cultures et donc aime voyager à travers le monde.

Démarche artistique : Depuis environ 20 ans, j’exprime ma sensibilité artistique à travers la peinture contemporaine et plus récemment à travers la sculpture. Quand je peins j’aime choisir les couleurs, les pigments, les matières, les assembler, les regarder. Je vois souvent de l’extraordinaire dans l’ordinaire, par exemple un paysage, un sentiment ou un objet me donne l’envie de créer. Pour ma série de toiles 20×20 « Les petits bleus » , ma démarche a été de laisser vagabonder mon regard sur l’immensité. Regarder au loin, contempler l’horizon, moi si petite, me donne le sentiment indescriptible de faire partie d’un grand projet et de relativiser. La contemplation silencieuse du monde me suffit et en particulier celle de l’océan. Prendre une couleur, la répandre sur la toile. Attendre. Par une gestuelle large étendre la matière, prendre du recul, poser des aplats, des effets de matières. Dans la spontanéité du geste, dans les couleurs choisies peu à peu l’œuvre s’organise. Réserver, cacher, effacer pour entrevoir les fêlures qui font naître mes émotions. Laisser aller, ne pas laisser le temps, saisir le moment, un trait, une ligne de force et l’œuvre apparaît sous l’émotion de la surprise, bulle de plaisir, par l’essai d’improbables assemblages. La création comme un jet, sans anicroches, un moment de grâce… L’essentiel pour moi n’est pas ce que j’ai voulu exprimer, mon essentiel reste l’émotion ressentie au cours de la création et dans celle que, peut-être, vous ressentirez en observant l’œuvre… L’essentiel n’est pas dans ce que j’ai voulu dire mais dans ce que vous voulez bien y voir.

 

  • Gaëlle FERRADINI

Biographie : Gaëlle Ferradini s’est installée en famille en 2013 à Montolieu, dans l’Aude, après avoir vécu 20 ans en Bretagne. Elle y travaille d’abord comme graphiste, puis se met au dessin par besoin de contact avec la matière, pour retrouver de la densité en utilisant le papier et le crayon plutôt que l’ordinateur. Elle apprend beaucoup au contact de son amie illustratrice Nathalie Louveau. Toujours en quête de nouveaux univers à explorer, elle se forme à la linogravure, puis à la sérigraphie à l’atelier « 54 fils au cm » à Toulouse auprès d’Anne Isambert. Finalement ses deux activités de graphiste et d’artiste dialoguent et s’enrichissent l’une l’autre, passant du crayon à la tablette graphique et inversement. En 2019, Gaëlle Ferradini travaille sur le thème des migrations en Méditerranée. Ses dessins sont engagés, recherchant la sobriété pour laisser s’exprimer la sensibilité. On y retrouve une approche graphique des couleurs, des traits sobres avec des aplats intenses. L’artiste trouve aussi son inspiration dans le quotidien qui l’entoure, elle aime peindre des instantanés avec une approche sensible, tendre, poétique, ou drôle… à la gouache et aux marqueurs de peinture.

Démarche artistique : Les œuvres proposées sont extraites d’une série en cours de réalisation intitulée « L’enfance enfermée ». Elle s’inspire de la situation des enfants de réfugiés enfermés dans des camps aux frontières de l’Europe, avec ce paradoxe de voir des enfants innocents jouer derrière des barbelés. « Aujourd’hui au 21ème siècle, sous la haute autorité de l’Union européenne, des familles de réfugiés fuyant la guerre, la torture ou la mort, sont enfermées dans des camps dans des conditions inhumaines et maltraitantes, en violation des principes élémentaires des droits de l’homme. On y voit des enfants qui tentent malgré tout de vivre leur vie d’enfant, de jouer, de rire, d’apprendre… derrière des barbelés. On y voit aussi des regards qui trahissent l’innocence perdue. Ce travail est inspiré par l’Association Butterfly Solidarity qui bataille tous les jours sur l’île de Lesvos en Grèce pour aider les familles enfermées dans le camp de Moria 2, et redonner le sourire aux enfants. »

 

  • Chantal FITÉ

Démarche artistique : Ma démarche artistique est un regard bienveillant, contemplatif et constant sur la nature, ses mutations, sa trace, l’irrégularité, le mouvement… Ce qui me touche nourrit mes expériences picturales et mes créations. Avec mes « Empreintes végétales » c’est un univers onirique, où l’impermanence des choses, le côté graphique et brut s’imposent. Mon univers se peuple de créations poétiques et légères. Il joue avec les collages de papier, la fluidité des encres. Papier naturels, encrés, déchirés, les assemblages et les compositions  de ces matières minérales et végétales sont une prise directe avec la nature. La fluidité de l’encre sur le papier permet d’être dans l’instant présent… c’est proche de la méditation. Etre dans le ressenti. Chaque estampes relatent un instant bref, quelque chose de figé mais qui continue d’exister dans le regard des autres…

 

  • Élise GEOFFRION

Démarche artistique : « Je travaille essentiellement la céramique, un grès blanc avec un enfumage, et le papier mâché. Des Chimères à modeler. Végétales, minérales, viscérales, organiques. Des Peaux d’Âme. Que j’habille de bois torsadés, de ressorts rouillés et autres objets naufragés. Ces Chimères peuvent maintenant exister devant vous. Moments suspendus dans la Poésie du Monde. Sculpter pour semer des Rêves. Mes huiles sur papier jouent avec la lumière. Une transparence qui rend l’invisible visible. Des radiographies d’univers oniriques et autres mondes imaginaires. Des strates de vie. Des empreintes de voies. »

 

  • Sandrine GINISTY

Biographie : Diplômée de la faculté des Arts Appliqués à Toulouse où elle a suivi une formation classique au dessin, Sandrine Ginisty a cherché à s’évader de la rigueur de celui-ci en laissant aller son trait et jouant de différentes matières au gré de sa sensibilité. « Peintre, dessinatrice et «poseuse d’images» je mêle et entremêle ces différents modes d’expressions, créant un univers intimiste. Mon approche créatrice est bercée par des thèmes récurrents, comme la mémoire, le monde de l’enfance, l’intimité de la femme, le discours amoureux, le manque. Depuis plusieurs années je développe une travail autour de l’encre, du crayon. Le dessin est pour moi un acte d’abandon. Mes dessins sont comme des petites pelotes  de laine, que l‘on déroule doucement dévoilant une part intime de nous. En 30 ans d’expérimentations, de rencontres , j’ai développé et enrichi mon travail en y intégrant de nouveaux médiums, comme le textile, le volume et le son. »

Démarche artistique : Le travail de Sandrine Ginisty fait appel à différents modes d’expression pour convoquer les variations de l’intime. Féminité, sentiment amoureux, courbes et évocations organiques jalonnent un travail foisonnant. Le dessin est minutieux, fourni, léger. La couleur, forte et fluide. La sculpture, organique et souple. La référence à la couture est constante, le motif est à l’affût de notre regard. L’acte créatif est un acte d’abandon, volontairement lent. Un temps suspendu, intimement relié à un monde intérieur, sensuel, onirique. Le corps est un paysage, viscéral ,organique, dissocié de tout contexte, de toute histoire. Ses lignes sont proches de la nature, d’un voyage onirique, d’une aventure intime. Tout d’abord l’encre coule, se diffuse sur la feuille. Le pinceau , caresse, frotte, l’eau efface. Des couleurs éclatent, des formes se créent, rondes, opaques, transparentes . Des paysages se forment, des plis, des lignes, des creux.

 

  • Aurélia GRITTE

Biographie : J’ai un rapport personnel et vital avec le dessin depuis mon plus jeune âge ; naturellement, je me suis orientée vers des études artistiques en intégrant plusieurs cours académiques durant le secondaire. Après le baccalauréat, j’ai été reçu à l’Ecole Nationale Supérieure Des Arts Appliqués et des Métiers d’art. En entrant, par hasard, dans un atelier de laque, j’étais tombée amoureuse de ce fascinant médium. Une fois diplômée des Métiers d’art en Laque, j’ai un temps travaillé dans le stylisme culinaire, la réalisation des décors pour une compagnie de théâtre et monté un atelier d’artisanat d’art. Aujourd’hui, je mets un point d’honneur à ce que tous ces enseignements artistiques servent ma démarche d’artiste peintre, désormais beaucoup plus personnelle et en réaction face à notre Histoire. J’aime l’idée qu’un artiste puisse être un : »rêveur social et un lanceur d’alerte » et je tâche de m’y employer…

Démarche artistique : À travers les différents supports et techniques issus du travail de la laque, de la linogravure ou du dessin d’illustration, les créations d’Aurélia Gritte prennent source aussi bien dans les courants asiatiques traditionnels et modernes que dans l’art contemporain. Dans ses tableaux, caractérisés par les couleurs chaudes et la brillance de la laque (vernis gras), de l’huile et des pigments naturels, les figures détourées à la façon des dessinateurs de mangas se font tour à tour l’écho des codes stylistiques asiatiques, des courbes arabesques de l’Art nouveau ou des lignes droites et épurées de l’Art déco. La préciosité offerte par la dorure, la métallisation, les incrustations de nacre ou de coquilles d’œufs inscrit ces oeuvres dans une exigence de rendu esthétique et un travail minutieux et patient, loin de l’éphémère d’une société de vitesse. L’artiste qui se définit comme un « rêveur social » y pose ses révoltes aux formes chaotiques en une géométrie maîtrisée qui s’ordonne tout en force et en netteté. Rien d’évident ni de choquant dans ses traitements graphiques dont la symbolique invite le spectateur à s’interroger et à rechercher au-delà de l’effet esthétique le message parfois véhiculé à la façon du kawaii japonais. Le thème choisi se décline en série (Gimme Shelter , Outr’art, Flop-19 ) pour questionner, non sans dérision, l’actualité et les sujets de société, dans la conviction que ce qui importe n’est pas ce qui se fait dans l’instant, mais ce qui en reste et se laisse en héritage. À la fois témoins et victimes des dérives de notre temps, la multitude de petits personnages fantomatiques qui s’introduisent subrepticement dans ses images figure la horde pacifique des invisibles habitant notre présent et le monde qu’il contient en germe.

 

  • Emmanuelle JAMME

Biographie : Mon expérience dans la formation (enseignement ou animation d’ateliers) et ma formation de médiatrice me permettent aujourd’hui de proposer des activités artistiques et de la médiation expressive auprès de publics diversifiés. Ma formation de graphiste, mes années d’enseignement du graphisme et de la typographie, m’amènent depuis quelques années à divers projets d’édition et de mise en page.

Démarche artistique : Mes tamponades sont à la gravure ce que la pochade est à la peinture, des œuvres légères à l’esprit libre. Dans la gravure, le dessin et les livres d’artiste, ma démarche artistique s’articule autour de la notion du corps, de l’intime et du quotidien avec des narrations graphiques singulières. Mes carnets de bord, l’Histoire de l’art et les ateliers de modèle vivant constituent mes sources d’inspiration. Je cherche à rencontrer le vivant dans son énergie et sa force de vie, et à ancrer dans ma mémoire ces instants à fleur de peau.

 

  • KORIN Laque

Biographie : Après un Bac Dessin/Histoire de l’Art et un passage aux Beaux Arts d’Aix en Provence. Un long séjour en Afrique ou elle peint à l’huile et exerce le métier de décorateur. C’est à son retour en France, il y a une quinzaine d’années qu’elle découvre la LAQUE et particulièrement le travail de la coquille d’œuf ( Rankaku). Cette révélation pour la laque et ses techniques l’amène a se former régulièrement auprès de Maîtres Asiatiques et notamment avec deux Maîtres Laqueurs Vietnamiens Luong Thi An Tuyet et Nguyen Duc Huy, professeurs à l’université des Arts de Hué (Vietnam). Cet apprentissage continu des techniques traditionnelles lui permet de développer sa propre approche de ce médium si particulier que représente la LAQUE. Quelles sont ses influences ? Sa naissance en Afrique au bord de l’océan, la culture berbère, les Arts Premiers (aborigènes d’Australie, africains), la calligraphie arabe…. Les laqueurs européens du mouvement Art déco (Eileen Gray, Jean Dunand, Gaston Suisse).

Démarche artistique : Son univers artistique prend racine dans la sphère de l’intime, du ressenti, du vécu émotionnel. A l’origine de sa réflexion prédomine un questionnement mémoriel des émotions. Comment retranscrire picturalement une attraction, un engouement, une idée obsédante, l’angoisse de la toile blanche, la pulsion créative, un élan du corps…? Intervient alors un processus de métabolisation de l’émotion choisie, qui débute souvent par l’écriture, listes de mots, de phrases sans cohérence apparente d’où découlent un compte rendu d’associations: forme, couleur, texture, mouvement… L’idée est là, la gestuelle de la phase de création permet alors de construire, développer, ressentir, de laisser libre cours à la mémoire émotionnelle dans le cadre défini de la métabolisation. S’en suit un travail de création en série, exutoire libérateur ou les tests, les essais et les expérimentations débouchent sur une poursuite affinée du processus artistique.

 

  • Stella MUCRET

Biographie : Stella Mucret née en 1973 en Martinique s’éprend de l’art dès son plus jeune âge. De la danse classique au moderne jazz et de l’écriture à la peinture. Son goût pour l’art va prendre petit à petit une place importante, séduite par plusieurs oeuvres d’ artistes tels que Sonia Delaunay,Fernand Léger, Salvador Dali… Stella, va alors libérer sa créativité à l’aide de son imagination en peignant des œuvres colorées et naïves.. En 2001, elle se forme aux Arts Plastiques et Arts Appliqués dans une école d’art à Valence. En 2002, elle entre dans une école de spectacle et y travaille également. Passionnée par toutes formes d’art, Stella travaille dans plusieurs écoles primaires pour y donner de s cours d’arts plastiques, et également au sein de plusieurs associations en tant que porteur de projets artistiques pour y donner des cours de danse, théâtre et organiser des ateliers de créations autour du recyclage. Suite à de nombreuses opportunités, elle est choriste et chanteuse dans des groupes de rock, jazz et reggae, car la musique fait aussi partie de sa vie. Tournée autour des échanges culturels, Stella va plus loin dans son amour avec l’art; elle fait une collaboration avec un auteur compositeur autour de la création d’un conte musical, qui sera présenté dans une école primaire. En 2009, présidente et coordinatrice d’une association ayant pour but la promotion d’artistes et la mise en place de rencontres culturelles, pendant 5 ans Stella va s’investir à fond dans le monde associatif et, en parallèle décoratrice d’intérieur en profession libérale, elle exploite son potentiel d’illustratrice sur les murs des particuliers. Un grand projet lui donne carte blanche sur les droits de l’enfant en coll aboration avec l’UNICEF et plusieurs écoles primaires. En 2016, Stella devient créatrice de motifs sur textile en tant qu’artisan, elle va créer ses propres tissus à partir de motifs qu’elle créera elle-même à la main. Stella peint essentiellement à l’huile et acrylique sur des thématiques variées ; paysages, bulles d’air, architecture, personnages sont présents dans ses peintures et illustrations. Ils expriment les ressources importantes, l’écrasement de ce qui nous entoure, la passion, l’excès et invite à la réflexion et peut aussi éventuellement soulever des questionnements! Sa passion du dessin ne la quitte plus, tout comme la peinture, car l’envie de créer, s’impose à elle de manières exclusives, spontanées et à plein temps professionnellement sous son nom d’artiste LOO’ISE.

Démarche artistique : Stella, nom d’artiste Loo’ise nous emmène dans ses univers colorés, poétiques parfois sur des thématiques de société parfois sur des sujets plus personnels. Chacune de mes oeuvres raconte une histoire. « Je m’exprime sur un support! Sensible à l’art depuis toujours, j’ai appris à lâcher prise sur le processus de créativité. Ce que je vois ; j’en fais une réinterprétation. Paysage, nature, architecture, personnages…sont presents dans mes illustrations. Ils expriment les ressources importantes, l’écrasement de ce qui nous entoure, la passion, l’excès et invite à la réflexion et peut aussi-peut être soulever des questionnements! J’utilise la peinture acrylique, l’aquarelle, les fusains, les feutres, les crayons de couleur, ainsi que le collage. »